Origines et lieux de pratique de la corrida
Historique
Assurément, la corrida moderne doit ses fondements aux jeux taurins organisés pour divertir la noblesse espagnole dès le Moyen-Age. Les nobles organisaient entre-eux des chasses aux taureaux et des joutes équestres pendant lesquelles ils attaquaient le taureau à l’aide d’une lance.
C’est au cours des XVIè et XVIIè siècles que la tauromachie à cheval réservée à la noblesse andalouse se codifia avec notamment, en 1643, la publication du « Traité d’équitation et diverses règles pour toréer » par Don Gregorio de Tapia y Salcedo.
C’est au XVIIIè siècle qu’apparaît le torero à pied dont l’art et la technique n’ont pas cessé d’évoluer. A l’origine, ce sont les employés des abattoirs sévillans qui ont transformé leur métier de tueurs de taureaux en le mettant en scène pour un public toujours plus nombreux… Après avoir inventé les méthodes et les outils, les plus téméraires et les plus érudits s’attelèrent à la codification de ce qui allait devenir un art.
En France, la première corrida se déroule le 1er août 1853 à Saint-Esprit, commune depuis rattachée à Bayonne, devant Napoléon III.
Les articles 521-1, R654-1 et R655-1 du Code Pénal y ont depuis légalisé la corrida « lorsqu’une tradition locale ininterrompue peut être invoquée ». En vertu de cette règle, des corridas sont organisées dans plus d’une soixantaine de villes, situées dans onze départements (Aude, Bouches-du-Rhône, Gard, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales, Var). Aujourd'hui, la corrida espagnole est également pratiquée au Portugal et en Amérique latine, notamment au Mexique, Pérou, Colombie, Venezuela, Équateur.

Il faut toutefois préciser, en ce qui concerne le Portugal, que la mise à mort en public y était interdite en fait depuis le milieu du XVIIIeme siècle et a définitivement été interdite par une loi de 1928, sous le régime du dictateur Salazar. Malgré l'interdiction, elle a continué d'être pratiquée dans quelques communes, notamment à Barrancos, village de l'Alentejo proche de la frontière espagnole. Une loi de 2000 a autorisé les mises à mort en public dans les communes dans lesquelles elles continuaient d'être pratiquées.
On pense que certaines courses de taureau se pratiquaient dans l'antiquité en Crète, mais leurs règles ne sont pas connues.
La tauromachie espagnole ou corrida, désignait autrefois les courses de taureaux. Il s’agit aujourd'hui d’un spectacle traditionnel
ayant lieu dans une arène mettant en
scène le combat à mort entre un homme
et un taureau

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