Le Combat
Les protagonistes de la corrida
¤ Le taureau
Les principales ganaderías
Les taureaux sont élevés dans des ganaderías (« élevages »). Parmi les ganaderías les plus connues on peut citer :
• Miura : Les taureaux de cette ganadería sont généralement considérés comme les plus dangereux, les plus fougueux et les plus combatifs (ils sont aussi des animaux traditionnellement très hauts sur pattes ce qui en fait des adversaires difficiles à maîtriser). Cette ganadería s'honore d'avoir donné le plus grand nombre de taureaux graciés pour leur combativité. Fondée en 1849 par Antonio Miura, elle appartient encore aujourd’hui à Eduardo et Antonio Miura, descendants du fondateur. En 1879, le taureau de race navarraise Murciélago (« chauve-souris »), de la ganadería de Joaquín del Val, a été gracié pour sa combativité et ensuite offert à Antonio Miura. De lui descendent nombre de taureaux de cet élevage prestigieux. Mais le plus connu reste Catalán élu meilleur taureau du XXe siècle par l'ensemble des observateurs taurins. Un autre nom reste dans les mémoires est celui d'Islero, responsable de la mort de Manolete.
• Victorino Martín : Victorino Martín est le plus prestigieux des éleveurs de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle ; par sa sélection, et avec sans doute un peu de chance, il a réussi à récupérer la qualité d'un troupeau destiné à l'abattoir : les anciens albaserrada, de l'éleveur du même nom.
Pour l’anecdote, rappelons que Ferruccio Lamborghini, fondateur de la marque éponyme, était un grand amateur de corrida. L’insigne de la marque Lamborghini représente donc un taureau de Miura ; un modèle de voiture Lamborghini (la première voiture « de série » à moteur central) a été baptisé « Miura » ; en 2002 un modèle a été baptisé « Murciélago », du nom du taureau dont il est parlé ci-dessus.
L'éleveur est représenté pendant la course par son mayoral (régisseur ou intendant). Quand le lot de taureaux a été exceptionnel, on voit parfois le mayoral porté a hombros pour honorer son élevage.
Le prix d'un taureau de combat (qui comprend son transport jusqu'aux arènes) varie selon la taille et l'origine, mais on considère qu'il varie entre quelques milliers d'euros pour un novillo et plusieurs dizaines de milliers d'euros pour les plus réputés.
Le taureau dans l’arène
À la sortie du toril, il est marqué de la devise, flot de rubans de diverses couleurs, chaque ganaderia ayant sa propre devise.
Les principales qualités que l’on demande au taureau sont la bravoure, la noblesse et la caste.
•Bravoure : qualité fondamentale du taureau de combat. La bravoure se manifeste par la promptitude du taureau à charger à la moindre sollicitation, par la répétition inlassable de ses charges, par l'abnégation dont il fait preuve face aux différents adversaires qui lui sont opposés, notamment le picador. •
Noblesse : faculté qu’a le taureau de charger en ligne droite plutôt qu’en « zigzag », en baissant la tête. Certains éleveurs ont tellement recherché la noblesse au détriment de toute autre qualité que leurs taureaux en deviennent « sosos »
(« stupides ») et enlèvent toute émotion au combat.
•Caste : ce terme désigne à l’origine chacune des races de taureaux sélectionnés pour la corrida. On dira de tel élevage qu’il est de « caste vasqueña » pour dire qu’il descend de taureaux élevés par l’éleveur José Vasquez, ou de « caste vistahermosa » pour signifier qu’il descend de taureaux élevés par le Comte de Vistahermosa. Dans une seconde acception, on dira d’un taureau qu’il a de la « caste » pour indiquer que, d’une manière générale il présente toutes les qualités ou presque que l’on recherche chez le taureau.
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