Le Combat
Le déroulement de la corrida
¤ Deuxième tercio : le tercio de banderilles
Le deuxième tercio consiste à poser les banderilles (espagnol : banderillas), bâtons d'environ 80 cm de long, terminés par un harpon et recouverts de papier de couleur.
Les banderilles sont généralement posées par les peones , mais certains matadors les posent eux-mêmes.
En principe, il est posé trois paires de banderilles. Toutefois, le président de la course peut décider d’en réduire le nombre ; le matador peut demander au président l’autorisation que soit posée une quatrième.
¤ Troisième tercio : le tercio de mise à mort

La faena de muleta est le travail à pied du matador à l'aide d'un leurre en tissu rouge, la muleta. La faena de muleta prépare le taureau à la mort. À l’origine, la faena de muleta se limitait à quatre ou cinq passes ; aujourd’hui, le matador qui en ferait si peu déclencherait une énorme bronca.

la faena de muleta
Tout comme celles de capote, les passes de muleta sont innombrables. Les principales sont les suivantes :
- La « naturelle » (espagnol : natural). La muleta est tenue dans la main gauche, le taureau chargeant depuis la droite du matador.
- La « passe de poitrine » (espagnol : pase de pecho ou tout simplement pecho). La muleta est tenue dans la main gauche, le taureau chargeant depuis la gauche du matador.
- Le « derechazo » (mot espagnol signifiant « de la droite »). La muleta est tenue dans la main droite et agrandie à l’aide de l’épée tenue elle aussi dans la main droite, le taureau arrivant de la gauche du matador. C’est donc, en quelque sorte, une « naturelle à l’envers ».
- La « passe de poitrine de la droite ». De même que le derechazo est une « naturelle à l’envers », la passe de poitrine de la droite est une « passe de poitrine à l’envers ». - Les « passes aidées ». La muleta tenue dans la main gauche est soutenue et agrandie à l’aide de l’épée tenue dans la main droite. L’exécution se rapproche de celle de la naturelle ; on peut également faire des passes de poitrine aidées.
- Plus encore d’autres : la bandera (« drapeau »), le molinete (« moulinet »), l’« orticina » (inventée par Pepe Ortiz), la « manoletina » (attribuée à « Manolete »), etc.
¤ L'estocade
Matador se préparant à l'estocade. Ce tercio se termine par l’estocade à l’aide de l'épée.
¤ Le descabello
Parfois, après l’estocade, le taureau tarde à s’écrouler. Le matador doit alors descabellar : il plante une épée spéciale (verdugo) entre la base du crâne et le début de la colonne vertébrale, au même endroit que celui où le puntillero plantera sa puntilla.
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